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Déménagement

  • Photo du rédacteur: Sylvia Kersanté
    Sylvia Kersanté
  • 26 juil. 2020
  • 3 min de lecture

Il y a un moment déjà, on s’est fait la réflexion que l’urgence c’était notre norme pour entreprendre des actions. Le déménagement de notre maison n’a pas fait exception à la règle et s’est même déroulé en 2 actes.


Acte 1


Nous avons appris avec joie le vendredi que la vente aurait lieu le jeudi suivant. Heureusement nous avions prévu de remonter dans l’Oise pour d’autres raisons, 1 pierre 2 coups : déménageons tous ensemble ! (la tribu au grand complet étant fraichement réunie)


Pour déménager une maison, il faut donc: de l’endurance, des bras, du papier bulle, des cartons, du courage, du scotch, un camion pour loger le tout, des imprévus, de la bonne humeur, non non, ne rayez pas la mention inutile !


Louer un camion le lundi pour le jeudi (avec le mardi férié en plein milieu), c’était un petit défi, et nous avons fini par opter la version « aller le chercher à Limoges ». c’est donc moi qui m’y suis collée le mercredi: 3h30 de train, un gentil taxi, et me voilà au volant d’un gros machin de 20m3 pour rouler 450 Km. En vrai, j’ai adoré conduire ce truc, pour une fois que je me sens grande, c’était trop génial.


Jeudi, le déménagement : on rempli, on rempli, on rempli, et surtout on se rend compte, que ça ne rentrera jamais. La tuile ?! même pas : juste avant de monter dans mon train, la notaire, nous a fait savoir qu’un couac de la banque de nos acheteurs repoussait la vente à la semaine suivante, donc on fini de charger ce qu’on peut, sans oublier, la voiture, la remorque, le coffre de toit, et départ vers le Limousin. On a juste oublié de rester assé longtemps pour l’état des lieux, mais il fallait bien qu’on se rate quelque part…


Vendredi : arrivés tranquillement la veille au soir, on est parés pour aller vider notre camion, dans ma liste des choses nécessaires à un déménagement réussi, j’ai omis une chose importante pour notre famille : un gros grain de folie ! Pour des raisons pratiques, puisque notre terrain est en pente, nous avons opté pour la version dans laquelle on rempli la remorque, avec la voiture on descend le tout en bas du terrain, on vide, et on remonte… dans la remorque ! Sensations garanties, même à 5km/h, la Blonde a également tenté un remake du « rêve bleu » d’Aladin.




Je précise que tout est arrivé intact en bas : l’enfant, et le matériel.



Acte 2


Puisque tout n’est pas rentré dans le camion de l’Acte 1, c’est repartit pour un tour.


Départ lundi matin avec la Blonde, pour une mission endurance/puissance.

Arrivée vers 15h15, remplissage du camion (version 12 m3, on s’était dit que ça rentrerait laaarge).

Vers 17h : appel à un ami (ma Maman) « au secours, tout ne va pas rentrer ! », pendant ce temps là, début du ménage : c’est qu’on est vraiment pathologiques avec notre rapport à l’urgence, l’état des lieux étant programmé à 18h30. Ma Super Maman, arrive, calle ce qu’elle peut dans sa voiture, et fini de remplir tant bien que mal le camion.

L’état des lieux se passe hyper bien, il faut dire que si on avait pu choisir nos acheteurs, c’est eux qu’on aurait choisi : un couple de jeunes mariés, hyper souriants, la maison est entre de bonnes mains avec eux.

Ce soir là on dort chez mes parents, pour un moment de calme bien mérité. Le hic c’est mon père qui jette un œil dans le camion, et me fait comprendre d’un regard que pour une championne de Tetris, j’ai vraiment pas fait du beau boulot…


Mardi matin: vraiment ça ne va pas aller, on vide le camion, on refait un Tetris digne de ce nom, on récupère même ce qui était dans la voiture de ma mère, et c’est repartit pour 450 km de route vers notre Limousin (oui oui, si vous avez bien suivi, ça fait juste la 5e fois que je fais ce trajet en moins d’une semaine).

Arrivée vers 17h, le temps d’une petite douche salvatrice, et je repars avec mon mari, c’est à 18h que nous signons l’achat de notre terrain ! (quand je vous dis qu’on a un problème avec notre rapport à l’urgence).


Et la vente de la maison ? là encore on a fait un appel à un ami et c’est ma Belle-Mère qui s’est proposé pour signer à notre place (avec une procuration), par ce que là vraiment je crois qu’un aller-retour de plus le vendredi, je n’aurai pas pu.

 
 
 

1 Comment


Marie-Line Liévin
Marie-Line Liévin
Jul 26, 2020

La photo est juste grandissime ! J'imagine la décompression ;)

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