pierre qui roule
- Sylvia Kersanté
- 4 oct. 2020
- 2 min de lecture
Comme partout en France ces derniers temps, il a pas mal plu chez nous. Ce qui est bien!
Alors oui, l'eau ça mouille, et travailler sous la pluie n'est pas hyper agréable, surtout quand il y a un peu de vent avec. On fini invariablement mouillé et relativement frigorifié, selon le degré d'effort fourni. Mais, quand on vise une certaine autonomie, l'eau est importante, et pour que les sources coulent, que les citernes se remplissent, il n'y a qu'une solution: il faut qu'il pleuve! donc, oui il pleut, oui c'est moins motivant, mais non, ce n'est pas grave!
Par contre, je me désole de voir les catastrophes que peuvent causer des rivières qui se déchainent, quand une tempête pointe le bout de son nez, accompagnée de pluie diluvienne.
Dans notre Limousin, il pleut, mais ce n'est pas comparable, la seule conséquence négative était la praticabilité (c'est un mot ça?) du chemin d'accès. Nous en avons donc fait notre chantier de la semaine.
Un petit tour à la carrière du coin (à 5km je crois), pour nous faire livrer 26 tonnes de 0/40
(pour les non initiés: c'est un mélange de cailloux de différentes tailles, qui va du sable = 0, aux cailloux un peu plus gros de diamètre 40mm; maintenant vous pouvez hocher la tête et briller en société avec une information quasiment impossible à placer dans une conversation "mondaine")

là il n'y a que la moitié, un deuxième camion est passé nous livrer le reste juste après.
Evidement, on n'étale pas 26 tonnes de graviers au râteau (...enfin si!, mais pas que), nous avons donc retrouvé notre mini pelle, et elle nous a été bien utile pour répartir le tas sur les bandes roulantes de notre chemin.

C'est là que j'ai joué du râteau, pour niveler un peu, et libérer l'espace central, qui lui n'a pas besoin d'être engravillonné (c'est un mot ça aussi?)
Au bout des 128 mètres de chemin à nouveau carrossable, je suis pourvue d'abdos en béton, de pectoraux douloureux (surtout à gauche), d'un nouveau muscle sur l'avant bras droit, d'une ampoule au creux de la main gauche à cause de mes gants (des gants de qualité en taille 6 ça n'existe pas, ou alors si vous savez où je peux m'en procurer: ça m'intéresse) et d'une fierté immense de n'avoir pas renoncé devant l'effort et ce malgré les quelques averses qui sont passées par là.
Vous avez beaucoup de courage bisous